Matvey Safonov : « Nous savons que ce sera une rencontre très compliquée »
Le gardien du Paris Saint-Germain revient sur la finale de la Champions League remportée face à Arsenal et évoque la Super Coupe de l’UEFA qui attend les Rouge et Bleu, la deuxième de rang pour le club de la capitale, qui se tiendra à Salzbourg ce mercredi 12 août 2026, face à Aston Villa.
Matvey, comment te sens-tu à l'aube de cette nouvelle saison ?
« Je me sens très bien. Il nous reste encore un peu de temps pour bien nous préparer, et nous serons prêts pour mercredi. »
Revenons sur la finale de la Ligue des champions et cette séance de tirs au but. Que se passe-t-il dans la tête d'un gardien à ce moment-là ?
« Il y a énormément de choses qui se passent. Une séance de tirs au but, c'est toujours un équilibre entre les émotions et les informations que tu as préparées avant le match. Nous travaillons beaucoup ce type de situation. En finale de Ligue des champions, c'est encore plus difficile, parce qu'il est impossible de savoir exactement où un joueur va frapper. Nous avions bien préparé cette séance. Je n'ai pas arrêté de penalty, mais je pense que j'ai rendu la tâche plus compliquée aux tireurs adverses. »
Au bout du compte, vous remportez cette finale. Qu'as-tu ressenti ?
« Sur le moment, je n'ai pas vraiment réalisé ce que nous venions d'accomplir. Je pense qu'avec le temps, je mesurerai encore davantage ce que représente cette victoire. Avant le match, je m'étais dit que je devais le préparer comme n'importe quelle autre rencontre pour ne pas me laisser envahir par le stress. J'ai gardé toutes ces émotions en moi. Puis, au dernier penalty, tout est ressorti d'un coup. À cet instant-là, je ne contrôlais plus rien. Après coup, j'ai commencé à comprendre un peu mieux ce que nous avions réussi. »
Avec qui as-tu eu envie de partager ce moment en premier ?
« D'abord avec l'équipe. C'était notre trophée. Nous l'avions gagné ensemble. Puis, après cette première vague d'émotions, j'ai pensé à ma femme, qui était au stade. Je l'ai attendue une quinzaine de minutes après le coup de sifflet final pour qu'elle me rejoigne sur la pelouse. Je voulais partager ce moment exceptionnel avec elle, dans ma vie comme dans la sienne. »
Luis Enrique vient de remporter deux titres consécutifs. Qu'est-ce qui rend cet entraîneur si particulier ?
« Je dirais qu'il a un esprit très ouvert. Il est toujours prêt à essayer de nouvelles choses et à s’adapter. Il réfléchit énormément au football et cherche constamment à faire évoluer notre manière de jouer. La saison dernière, nous avons tenté des choses inédites, que l'on ne voyait peut-être pas ailleurs. C'est une des grandes qualités de notre entraîneur. »
Que peux-tu nous dire sur Aston Villa ?
« Quand un trophée se joue sur un seul match, c'est toujours difficile. Il n'y a jamais de victoire facile. Nous connaissons Aston Villa. C'est une équipe très solide, qui a remporté la Ligue Europa la saison dernière et terminé quatrième du championnat d'Angleterre. Nous savons que ce sera une rencontre très compliquée. »
Pour terminer, quels sont tes objectifs personnels cette saison ?
« La saison dernière, j'ai compris quelque chose. Nous avons remporté tous les trophées possibles, sauf la Coupe de France. Quand j'ai réalisé que nous ne la gagnerions pas, j'ai eu une drôle de sensation. Je me suis dit : « Il y a quelque chose qui ne va pas. » C'est à ce moment-là que j'ai compris que je voulais tout gagner. Me battre pour chaque trophée. Aujourd'hui, je pense que cela fait partie de la mentalité du Paris Saint-Germain : entrer sur le terrain pour gagner chaque match et essayer de tout remporter. »